Location saisonnière: réglementation et optimisation fiscale

La location saisonnière est un secteur en pleine croissance, porté par des plateformes telles qu’Airbnb ou Abritel. Toutefois, face à cette expansion, la réglementation se durcit afin de mieux encadrer ces activités. De plus, la fiscalité liée à ce type de location peut être complexe. Cet article vous présente les principales règles à connaître et quelques conseils pour optimiser votre fiscalité.

Réglementation applicable aux locations saisonnières

Toute personne mettant en location un logement meublé de manière saisonnière doit respecter certaines obligations légales. Il s’agit notamment de déclarer préalablement la mise en location auprès de la mairie du lieu où se situe le logement et de respecter les normes d’habitabilité et de sécurité.

En outre, il faut distinguer deux situations :

  • la location d’une résidence principale : vous pouvez louer votre résidence principale jusqu’à 120 jours par an sans autorisation préalable ;
  • la location d’une résidence secondaire : dans certaines zones tendues (notamment Paris et grandes agglomérations), une autorisation de changement d’usage est nécessaire pour exercer ce type de location.

Cette autorisation est accordée par la mairie après examen du dossier. Elle peut être soumise à certaines conditions, comme la compensation (remplacement d’un logement loué saisonnièrement par un autre logement destiné à l’habitation).

Les obligations fiscales des loueurs en meublé saisonnier

En tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP), vous devez déclarer vos revenus locatifs au titre de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non pas des revenus fonciers. Deux régimes fiscaux sont possibles :

  • le régime micro-BIC : si vos recettes annuelles ne dépassent pas 72 600 € (au 1er janvier 2020), vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % pour frais et charges ;
  • le régime réel : si vos recettes annuelles dépassent ce seuil ou si vous optez volontairement pour ce régime, vous devez déclarer vos dépenses réelles (charges, amortissements, intérêts d’emprunt…).

Dans tous les cas, il est important de tenir une comptabilité précise et de conserver les justificatifs de vos dépenses.

La taxe de séjour

La majorité des communes françaises imposent une taxe de séjour aux touristes occupant un hébergement meublé. Cette taxe est à la charge du locataire et doit être collectée par le propriétaire ou la plateforme de location. Son montant varie selon la localisation du logement et le niveau de confort.

Il est essentiel de se renseigner auprès de votre mairie pour connaître les tarifs en vigueur et les modalités pratiques de collecte et de reversement.

Optimisation fiscale : quelques conseils

Pour réduire la fiscalité liée à la location saisonnière, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • opter pour le régime réel : dans certains cas, il peut être plus avantageux que le micro-BIC, notamment si vos charges et amortissements sont élevés ;
  • déduire les intérêts d’emprunt : si vous avez contracté un emprunt pour financer votre logement, les intérêts sont déductibles de vos revenus locatifs ;
  • déduire les frais de gestion : si vous faites appel à un professionnel pour gérer votre location (agence immobilière, plateforme…), vous pouvez déduire les honoraires de gestion;
  • profiter du statut de loueur en meublé professionnel (LMP) : si vous remplissez certaines conditions (recettes annuelles supérieures à 23 000 €, inscription au RCS…), ce statut permet notamment de bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu et sur la fortune immobilière (IFI) sous certaines conditions.

Il est important de se faire accompagner par un expert-comptable ou un conseiller fiscal pour choisir le régime et les options les plus adaptées à votre situation.

La location saisonnière est une activité en plein essor qui peut s’avérer rentable. Toutefois, il convient de respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur et de bien appréhender la fiscalité qui en découle. En adoptant une stratégie d’optimisation fiscale adaptée, vous pourrez ainsi tirer le meilleur parti de votre investissement locatif.

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